31 Juillet 2005
 Vous avez vu le Saut du Doubs? 
Le rendez-vous était fixé assez tôt ce matin, car la route est longue pour aller au Saut du Doubs, mais la mille se sent un peu solitaire sur les coups de huit heures sur le parking de la Rotonde. Ki se leva le premier, c'est Thierry dont on entend rugir le moteur depuis Chavelot, et qui arrive en trombe avec tout juste quelques secondes de retard...

Mais ensuite tout le monde arrive gentiment quasiment à l'heure, et aujourd'hui pour partir à la découverte de la région du Doubs, nous serons huit motos et neuf personnes. Le Bill ne viendra pas, ça fait trop loin pour la consommation effrénée de la Cbx, et il passera juste dire un petit bonjour avant notre départ. Il y a donc l'âne, Thierry, Pascal en Vtr, Pascal (54) qui vient de Nancy et qui remorque sa fille Charlotte, Stéphane, Xavier, bien évidemment le Nounours de Francis et un petit nouveau qui roule en 750 Yamaha YZF.

Démarrage aux environs de huit heures et demie, et on file direct sur l'autoroute pour rejoindre rapidement Remiremont. La montée du Ballon d'Alasace est toujours aussi géniale, tout le monde s'est bien éclaté, et à cette heure encore assez matinale, pas de motos, mais seulement quelques camping-cars et quelques courageux à vélo. Et ces nuages noirs qui figurent sur la photo ne doivent pas vous tromper, non, il n'y a eu aucune goutte d'eau qui est tombée sur nos museaux de toute la journée. Avez-vous remarqué que chaque dimanche où nous faisons une sortie, la chance est là pour ce qui concerne la partie météo. Après une série de quinze jours de mauvais temps, cette journée va être agréable, sans chaleur excessive, avec très peu de vent et surtout sans une seule goutte de pluie.
Au sommet du Ballon, les estaminets sont encore fermés, il est trop tôt, on entame donc rapidement la belle descente du col sur le versant Belfortain, et dans une petite ville en bas on arrêtera pour prendre un café. Ceux qui sont partis précipitamment ce matin n'ont pas déjeuné, et un monsieur incroyablement sympa donne deux croissants tout frais qu'il venait d'acheter à la boulangerie d'à côté. Merci beaucoup, Stéphane a apprécié.
La route est ensuite magnifique pour aller dans le Doubs, mais il y a quand même un paquet de kilomètres sur des départementales tortueuses à souhait, bien bosselées, et quelques graviers. La moyenne horaire ne peut pas être élevée, d'autant plus qu'avec la mille, je ne peux pas rouler très vite, un petit essai vers les six mille tours aux environs de 150 m'a vite fait couper les gaz, ça cliquéte de trop, et je resterai donc entre 4.000 et 5.000 tours sur les 120-130 kms/h. Sur le compte-rendu de ce trajet, il ne faut pas laisser passer sous silence ces deux Harleys qui nous ont dépassé dans un petit col, des guidons de trois mètres de large, à gauche sur les lignes blanches, le bruit des cale-pieds qui frottaient, ce qui vient en face se pousse, et bien évidemment l'immédiate réaction de Stéph et Xavier pour aller leur dire un petit bonjour, uniquement pour leur démontrer qu'il n'est pas nécessaire de se taper du 120 en agglomération pour faire croire que l'on peut donner l'impression de rouler vite.
Vers les treize heures, nous voici arrivés sur les bords de ce sacré Doubs, et la très gentille jeune fille qui s'occupe de l'embarquement des touristes sur les petits bâteaux qui font visiter la chute d'eau nous propose aimablement de garer les bécanes et laisser les affaires dans un grand garage leur appartenant, elle fermera à clé la boutique le temps nécessaire au repas.
Les motos bien à l'abri, on va vite aller manger, car il commence à faire faim et tout près de là il y a une terrasse bien tranquille. C'est l'occasion de prendre de la saucisse de Morteau, car on est à quelques kilomètres du lieu de fabrication! Ca fait du bien de se reposer un peu, les propriétaires des sportives se plaignent quand même un peu de la dureté de leur selle et des supensions. Vous vous doutez des sujets de conversation, ça ne tourne pas autour du boulot !
Un petit café, et c'est déjà deux heures et demie qui sonnent, allez on file, retournons voir pour nous renseigner sur la possibilité de prendre un ticket sur un des bateaux navettes.
Impossible de faire cette promenade en raison de l'heure, il en faudrait un minimum de deux pour aller aux chutes d'eau et effectuer le retour à l'embarcadère. La gentille petite demoiselle nous indique cependant la possibilité de nous rendre à pied au Saut du Doubs, et elle pense en gros qu'il faudrait dix minutes, mais j'ai le souvenir de ce chemin caillouteux avec une pente assez forte et il est clair que cela fait environ une petite heure de marche. Alors, désolé, on partira sans voir le site, il est déjà tard et comme le retour se fera en prenant les petites routes de campagne du côté de la Haute Saône, la décision est prise de prendre tout de suite le chemin qui nous raménera dans les Vosges.
A peine sorti de Villers le Lac, s'impose un ravitaillement en essence pour ceux qui auront besoin d'un seul plein pour retrouver la maison. Vous connaissez mieux que moi les balades à neuf motos, il n'est pas possible de s'arrêter qu'une seule fois pour mettre du carburant, mais en gros quand même la consommation d'essence n'est pas énorme, 5.5 pour Pascal (54)avec sa Bmw, et une moyenne de 6 pour la grande majorité, cependant deux arrêts seront nécessaires pour Pascal, qui se trouve un peu juste en autonomie, et pour moi aussi, car je préfère remplir le réservoir le plus souvent possible, à cause de cette crainte de devoir démonter les filtres à essence sur le bord de la route. La peur de la panne prend le dessus sur la manoeuvre avec la carte pour mettre 8 litres d'essence pour 160 bornes.
Magnifiques les routes du retour en prenant sur Baume-les-Dames, ça roule bien, peu de circulation et peu de gendarmes. A ce sujet c'est vrai qu'on est passé un peu vite sur un radar qui prenait de face, bonjour les copains, puis une autre fois à la bonne vitesse sur un autre à 70, et une dernière rencontre avec un contrôle déjà bien occupé sur un quatre roues. Ils ont juste regardé, étonnés de nous voir passer tranquillement, là c'était vraiment du pur hasard...
Il faut quand même s'arrêter une fois dans la fin de l'après-midi, nous n'étions pas perdus, mais le manque d'indications sur la route a demandé à faire appel au Gprs de Pascal (54) qui a su en toute intelligence nous faire prendre quelques ruelles jamais empruntées jusque ce jour afin de nous remettre sur le droit chemin. Bien joué Pascal, mais je ne comprends pas, nous avons suivi la route qui était indiquée, nous n'avons pas relevé le nez du guidon et quelle suprise que cette pancarte qui nous annoncerait la proximité du bord de mer...
La dernière partie du chemin, de Saint-Sauveur à Thaon, va être effectuée rapidement, en prenant l'autoroute, car il est est déjà tard, et Pascal de Nancy pourra reprendre directement la route du bercail. Il se produira juste un petit incident lors d'un dernier arrêt pour attendre les traînards, notre nouvel ami laisse glisser sa Yamaha à l'arrêt dans le gravier, mais heureusement pas trop de mal, juste quelques petites éraflures sur le côté du carénage, et on n'aime pas. A dix-neuf heures pétantes, me voici de retour à la maison, onze heures dehors, 420 kilomètres au compteur, et que du bonheur ! Ces propos n'engagent que moi, il ne faut pas généraliser, mais il faut ensuite subir ce que Thierry appelle les foudres divines, mais que je qualifierais de semi mauvaise humeur féminine. Pourquoi donc les femmes n'aiment-elles pas les motos, et pourquoi ne supportent-elles pas de nous voir partis toute une journée dévorer du pneu et rentrer la mine radieuse, "Chérie si tu savais, je suis pas tombé en panne"
Et le saut du Doubs
dans tout ça ?
Promis, l'année prochaine
on se léve plus tôt,
on part à 6h30 et on déjeune
au pied de la cascade !