20 - 21 août 2005
 Grand Méchoui Kiléva à Damas 
Le méchoui Kiléva accueille soixante personnes le samedi soir et vingt le dimanche midi, il fallait donc une sacrée préparation et une bonne organisation. La journée du vendredi avait été occupée à faire toutes les courses, chercher les tables, les bancs et les boissons, transbahuter deux stères de bois, puis monter le chapiteau devant le terrain de football de Damas. Pour un chapiteau de cette taille, on n'était pas trop de sept pour assembler les tubes et surtout porter l'ensemble pourvu de sa bâche et positionner les poteaux. Dès le samedi matin, le Bill et l'âne ont attaqué l'installation de la broche, afin de démarrer le feu de très bonne heure pour que les deux agneaux soient en place en train de cuire avant deux heures.
Après avoir rapidement mangé sur les coups de quinze heures, il nous restait tout juste assez de temps pour camper le petit abri, installer l'électricité, préparer les salades et surtout surveiller et arroser les bestioles sur la broche sans oublier de remettre suffisamment de bois dans le feu. Bien évidemment, le moteur électrique du tourne-broche est tombé en panne, et il a fallu souder le pignon d'entrainement de la chaine pour que tant bien que mal les bêtes continuent à tourner devant les flammes.
Les copains en moto qui étaient pendant ce temps partis faire une ballade dans les cols des Vosges arrivent enchantés de leur randonnée de l'après-midi, une route excellente, une bonne circulation, un sacré train d'enfer parait-il et pas une goutte de pluie. Deux nouveaux citoyens de la maison Kiléva les avaient accompagnés sur la route ce samedi après-midi.
Dans la bande, saluons donc l'arrivée de Philippe, dit PV, avec sa 1000 Goldwing de 1976 et celle de Jacky qui quant à lui roule sur une Yamaha 1100 Dragstar jaune.
S'était également joint au groupe des rouleurs la Dom de Nancy et sa SV jaune. Elle est d'ailleurs restée pour le week-end à Damas aux Bois et elle a été hébergée chez le Bill.
Et petit à petit tout le monde arrive, après avoir jeté un oeil sur la broche et ses deux bêtes qui commencent à virer au rouge, on se dirige dans un premier temps vers la buvette pour prendre une bonne bière pression. On avait acheté pour l'occasion trois fûts de 35 litres de 1664 à un négociant de Xirocourt qui avait prêté les tables et les bancs, excellente cette bière.
On discute un peu, on fait l'idiot, on parle de bécane et même Arnaud est venu nous rendre visite avec sa gamine. Et d'ailleurs merci de nous avoir prêté le camion, Arnaud, c'est sympa.
Ce sera aussi l'occasion d'une petite partie de foot dans un soleil couchant magnifique sur le stade, mais fin août la nuit tombe déjà de bien bonne heure, et c'est dans le noir que se finira la cuisson des agneaux et le démarrage du barbecue.
Au découpage des animaux, le grand Yannick donnera un coup de main à Bill, et ce n'est pas évident, et pendant ce temps Catherine surveillera la bonne qualité du barbecue aidé par ce bon PV qui va s'essayer à nous faire rôtir correctement les morceaux pas assez cuits.
Dans la bonne humeur le repas peut commencer,et il y aura à manger en quantité pour tout le monde. Après lui avoir installé l'électricité, ce sera notre Nono qui va avec brio terminer la cuisson de ces kilos de viande. La fête durera jusque quatre heures du matin, et les départs de certains vont donner lieu à un petit rassemblement et quelques plaisanteries concernant les étonnantes possibilités de duo sur cet engin doté d'un magnifique garde-boue.
Une dizaine étaient restés camper sur le terrain de foot, et le réveil fut assez difficile pour eux. Le matin vers dix heures remballage des équipements et arrivée de ceux qui étaient repartis coucher à la maison. La belle mère de Stéphane en profite pour montrer son intérêt pour la motobécane de l'âne, et nos jeunes iront faire un petit tour vers Charmes. Le nounours arrive sous les sifflements, je me léverai de bonne heure, disait-il, et le voici qui montre le bout de son nez sur les environs de midi. Ce n'est pas ma faute, j'étais prêt, c'est mon copain Philippe qui est resté au lit... Samira viendra aussi nous montrer sa CBR, équipée de pneus de piste entiérement lisses, heureusement pour elle pas de mouillé et surtout pas de flics sur la route.
Au menu de ce repas de midi, grillades, merguez et saucisses, et c'est reparti pour un tour dans la bonne humeur, mais au fait que regardent-ils donc ?
Vengeance a dit Jacky, tu m'as arrosé avec ta bouteille d'eau minérale, je vais t'en retourner une gamelle sur la tête, et malgré une course effrénée dans le champ, elle n'y échappera pas... Et quelle bonne idée que ces grosses boites de crème Mont Blanc, servie par Stéphane qui ne manquera pas l'occasion de barbouiller quelques joues et bouts du nez... Même notre Yvon adore le dessert et ne se fera pas prier pour en reprendre une tournée.
Toute l'installation va être très rapidement démontée grâce à la participation de tout le monde, on va raméner et ranger les éléments du chapiteau dans un garage de la mairie de Damas, puis on recharge le camion avec toutes les affaires à redonner à la brasserie et en moins d'une heure et demie l'histoire est réglée. Mais ceux qui n'étaient pas au déchargement du camion ne sont pas non plus restés inoccupés, et Jacky va retrouver sa moto sur le côté, un peu décorée et cherchera son casque un bon moment, bien à l'abri dans un sac de pain.
Et voilà, tout a une fin, il est six heures, c'est l'heure de la dernière bière, tout le monde est parti, et la pluie commence à tomber à seaux. C'est un coup de bol incroyable, il a fait bon jusqu'à maintenant malgré les prévisions météo qui nous effrayaient totalement.
Le week-end a été réussi, et ceci grâce à l'aide de tous ceux qui ont participé et qui nous ont aidé, pour le montage, pour le démontage, pour le service, pour les petits coups de main,
merci Nono, Lydie, Jeanjean, Stéphane, Françis, Yannick, Philippe, Thierry,
Denis, Yvon, Jacky, Xavier.