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30 Juin 2006 - 1 Juillet 2006                 
Balade des Petits Cochons
              
Grand Méchoui Porçin à Damas
              

Vendredi
Nomexy aux alentours des deux heures et demie.

L'échange des remorques se fait à Nomexy, on est presque à l'heure sur le rendez-vous fixé, une bagnole va aller à Damas pour commencer à installer le matériel, l'autre ira à Xirocourt pour récupérer le matos prêté par la brasserie. La journée a démarré de bonne heure sur les chapeaux de roue, je ne sais pas combien on a fait de kilomètres, Chavelot puis Epinal, puis retour chez nous, puis de nouveau Chavelot, passer à la zone commerciale de La Voivre, on revient par Dogneville, téléphoner à celui-ci, envoyer un message à celui-là, manque de bol, il a la clef et il a oublié de dire qu'il était à Angers, fait rien, on va d'abord filer à Pouxeux, puis revenir à Epinal, repasser à Golbey déposer le gâteau rescapé par on ne sait quel miracle, mais heureusement tout avait été marqué sur un papier, on rayait à chaque fois et rien n'a été oublié dans les commissions, si les casquettes mais tant pis, et je n'ai même pas eu le temps de faire des photos de la matinée...
Alors à Nomexy les choses sérieuses commencent, impératif numéro un :
Avoir installé la télévision avant demain 19 heures
Pourquoi me dira-t-on, rien à voir avec les cochonnets et les mobylettes, mais là, le sujet s'est invité tout seul au Méchoui comme un grand, samedi la France rencontre le Brésil à la même heure que celle du découpage du petit Porcelet et on a eu beau contacter les responsables de l'Organisation de la Coupe du Monde, ils ont refusé de reporter le Match pour cause de Méchoui des Kiléva.
Alors c'est parti pour trois jours sur lesquels il va falloir mouiller le maillot...

A peine le congélateur déchargé, la broche est récupérée, puis installée à sa place habituelle dans le coin du parking du stade et aussitôt on enchaîne en faisant des rotations pour ramener les poteaux, les barres et les bâches du chapiteau. Profitant du retour des Pupuces avec les tables, les bancs et les fûts de bière, il n'a pas fallu longtemps pour aller charger deux stères de bois, mais pile et poil cette fois-ci, sans trop de mal, on peut entrer avec le 4X4 jusqu'au fond du champ et ce sera super facile pour charger la remorque.
Contrairement à l'année passée, les tubes et les barres sont positionnées au bon endroit, et le montage du chapiteau se passe tout à fait bien, on était suffisamment nombreux, un par poteau et le bazar est debout du premier coup. D'accord, de mauvais esprits diront que la première fois que nous étions allés chercher le matériel, on en avait ramené que la moitié, mais personne n'a hésité à y retourner même si la porte était bien fermée, et c'est avec plein d'avance sur le programme que le Nounours tient le dernier morceau de bâche à attacher.
A peine le chapiteau installé, il faut essayer de connecter la parabole et le vidéo projecteur. La parabole est fixée sur un Piquet en Inox, s'il vous plait !!!
Car c'est la nouveauté de cette édition du Grand Méchoui, on va diffuser le match de foot France Brésil sur le fond du chapiteau, et il faut donc arriver à connecter la télé sur une parabole pour pouvoir contenter les amateurs de ballon rond. Mais piquet inox ou pas, pour ce soir, résultat zéro, malgré de nombreux essais, l'antenne ne capte rien, aucun des deux démodulateurs ne reçoit d'image, et Didier promet de revenir demain matin.
Une fois tout le reste du matériel mis en place, il était déjà bien tard dans la soirée. Raisonnables on est restés, un petit barbecue, juste quelques verres de rosé, Patricia peut témoigner qu'on a pas exagéré, il en restait un peu dans le bidon.
Sagement on était rentrés à la maison pour minuit, car la journée de demain promettait d'être suffisamment longue. D'ailleurs, pour être sur de ne pas manquer l'heure du démarrage, Pupuce a même préféré passer la nuit dans la bagnole...
Samedi
Damas aux alentours des huit heures et demie.
Comme promis, on démarre le feu en arrivant, la broche est branchée sur la batterie de la bagnole, cette fois-ci, on n'aura pas les ennuis de l'année passée, le moteur est costaud et c'est un kit chaine de moto qui assure l'entraînement. Didier de même reprend ses essais aussitôt arrivé, il faut réussir impérativement à brancher cette p... d'antenne.
Il pensait juste passer en vitesse, ce matin l'affaire sera réglée en dix minutes, mais un petit coup de téléphone que je sens inquiet, ce doit être à sa femme, "promis chérie, je passe te prendre avant dix heures", mais por finir à midi et quart il était encore là.
Pendant que la première tente s'installe, Didier arrive enfin çà capter quelque chose, il aura fallu quand même tout le matin, et surtout changer la tête de la parabole, retourner plusieurs fois chez le Nono pour lui emprunter son matériel, trois démodulateurs différents, il se serait arraché les cheveux, mais vers midi, ça y est, la 1ère chaine est affichée par le vidéoprojecteur attaché sur le haut du chapiteau. Ouf et Bravo !
17h15 - Tout est prêt maintenant, l'agneau a été sacrifié, découpé, le petit cochon continue à tourner bien rond, il est gentil cette année le petit cochon, sur la sono le son est bon, la bière mousse juste ce qu'il faut ! Comme promis, on va aller faire un petit tour avec les motos pour rejoindre sur la route du retour les copains de la Balade dans les cols. On décide de ne pas aller bien loin, juste aller vers l'entrée de Rambervillers sur la route des trente deux côtes, car il ne faut pas oublier que la Cbx est en phase de tests et le Bill n'a pas beaucoup d'essence !!! D'ailleurs, c'était plus prudent, il a perdu le pot d'échappement tout neuf avant Rehaincourt quatre kilomètres à peine après Damas, mais rien de grave, c'était juste une soudure oubliée, et répétons-le, la machine est entrée dans sa phase de tests ultime...
A Romont, on attend un peu sur le bord de la route,on entre chez les riverains explorer les garages, juste le temps de trouver un vieux morceau de fil de fer qui suffira à maintenir le pot jusqu'au stade. Sur les coups de six heures voici la bande qui pointe le bout de son carénage, tout va bien, c'était une balade excellente, juste le nounours qui a quelques soucis avec sa bécane qui chauffe un peu. Il y avait du monde sur cette balade, et Stéphane vous en parlera mieux que moi qui n'y était pas, trop occupé à surveiller les niveaux.
A peine arrivé au campement, vite se débarrasser des cuirs et filer se changer, tout au long de ce week-end, la météo nous a gâté, que du bleu dans le ciel, que du soleil et du chaud. Le Françis a de la chance quand même, on lui a même installé son campement, les manouches de Thaon en seraient jaloux, cette nuit je reste moi aussi ici, et je partagerai la tente avec le gaillard sous une seule condition : qu'il aille se laver les pieds avant d'aller au lit.
Petit à petit tout le monde arrive, cette année nous sommes environ 54 pour la soirée, et une trentaine d'entre nous resteront sur place pour le dimanche. Et bien évidemment c'est avec un verre de 16 bien fraîche que s'engagent les conversations qui tournent bien évidemment autour : Du Ballon Rond ?
Pendant ce temps, la bestiole cuit, elle restera donc devant le feu pendant plus de douze heures, et il n'a jamais manqué de bois dans la chaudière, et le petit cochon a été suffisamment arrosé, j'ai veillé à respecter le rythme d'un bout de bois et d'un arrosage toutes les demi-heures. Le temps passe vite en discutant, et bientôt on peut voir déjà les premiers intéressés par le match commencer à s'installer devant les publicités pour ne pas perdre une seule miette du spectacle qui va bientôt commencer.
Rien que du bonheur, boire l'apéro et grignoter tout en suivant les vedettes du jour sur la pelouse, les amateurs de foot sont vraiment satisfaits. Ceux que cela n'intéresse pas de trop discutent et se trimballent à droite à gauche, mais quand on voit les bras levés au ciel du PV, on comprend de suite que même à cent mètres du chapiteau, il a saisi ce qui se passait :
"BUT BUT BUT ! La France méne 1 à 0 et prend le match en mains"
Et à la mi-temps, c'est parti pour le découpage de la bestiole, tout le monde peut se mettre à table, et suivre en mangeant la fin de ce match palpitant jusque dans les dernières minutes. Tout d'un coup un grand cri de soulagement, le dernier ballon dans la surface de réparation des bleus est renvoyé au milieu du terrain et l'arbitre siffle la fin du Match.
On a gagné ! Je vous laisse imaginer l'ambiance après, ça a bougé, dansé, hurlé, tous se sont éclatés jusqu'aux environs des cinq heures et demie...
Dimanche
La nuit a été bien courte, deux petites heures à fermer à moitié les yeux et sur les coups des sept heures, pas grand monde dehors, juste Xavier qui somnolait sur le parking. On va partir ensemble jusque Girmont, car je préfère retourner à la maison pour me laver et me changer, mais aussi pour prendre de l'aspirine, et arroser mes fleurs. La fraîcheur du matin est géniale en moto, et ça réveille un peu de faire les vingt cinq kilomètres jusque Thaon.
Petit à petit tout le monde se léve, même Pupuce émerge aux environs d'onze heures, il a un sommeil de plomb, en pleine chaleur dans le 4X4 il faisait plaisir à voir roupiller. Les petits alsaciens ne sont pas en reste non plus, ils avaient fini à la Mirabelle... En démontant la tente, je dis au Nounours, qu'est-ce qui traîne là-bas dans le champ ? On a rien laissé s'envoler ! L'animal va voir et m'appelle en rigolant, c'est le jeune homme qui était parti le gobelet de mirabelle à la main, et puis qui l'a délicatement posé, et qui s'est écroulé devant...
Malgré le manque de sommeil, et pour certains quelques petits troubles digestifs certainement dus à une trop grosse quantité de porcelet dévoré, l'appêtit fut vite retrouvé et nos collègues alsaciens ont pu reprendre la route de bonne heure l'estomac bien plein. C'est Nono cette fois qui s'est chargé du suivi de la cuisson de la viande et des saucisses.
Quand on voit la tête des gaillards qui mijotent quelque chose ensemble tout en terminant leur morceau de fromage, on ne s'étonne pas de voir ensuite certains se mettre à sécher au soleil, tandis que d'autres préfèrent manger debout afin d'être prêts à se sauver, car les seaux d'eau font leur apparition dans tous les coins. Et du coup, le dessert a été oublié complétement, pourtant on avait pris bien soin vendredi matin d'acheter deux énormes boites de crème Mont-Blanc...
Quasiment tout le monde se retrouve vite trempé, par le temps là ça ne dérange pas, mais tout d'un coup, tout le monde se fige, tous arrêtent de courir et de piétiner, et on se retrouve à touner en rond autour du chapiteau, la tête baissée, les yeux rivés au sol.
Que celui qui connait le nom de ce nouveau jeu qui nous a tenu une
bonne demi-heure occupés n'hésite pas à le mettre sur le Forum,
moi je ne me souviens plus de quoi il s'agissait!
Et comme le dit si bien Nono, "Allez viens l'âne boire un dernier verre, ils sont tous partis", et on va ensuite remballer le matériel. Ce sera vite fait, cette année pas de chapiteau à démonter, alors c'est rapidement qu'on rapatriera le bois, les tables, la broche, les victuailles et le frigo. Tout ce fatras est vite replié, entassé, compilé presque, rangé dans la carriole, tous les manoeuvres occasionnels ne pensent qu'à une seule chose :
"Plus on en fera ce soir, moins le Bill aura de Bazar lundi"
Mais au fait pourquoi ne pas démonter le chapiteau ???
Convaincus par cette bonne idée de diffuser le match de foot, les copains de Damas pensent faire la même chose dimanche prochain pour la Finale, on remettra la parabole et j'aménerai à nouveau le vidéoprojecteur, encore une soirée qui promet !!!
Voici donc venu pour nous aussi le moment de rentrer à la maison, on ne va pas faire des vieux os, et vite aller prendre une douche et filer au Dodo. On est donc repartis tranquillement ensemble avec Pupuce et le Nounours, sous la surveillance attentive de Patricia. Un retour donc tout à fait peinard, avec dans la tête les images de tous ceux qui sont venus passer ces deux jours avec nous et qui sont eux aussi repartis enchantés.
Résumé de ces trois journées:
On a bien bossé,
Ils ont été contents
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