Retour




12 Avril 2008
                 
Bol d'Or Classic
              
             

Le Bol d'Or Classique 2008 à Magny-Cours
Et zou, encore une de plus !

Dans mon cheminement vers la découverte des grandes manifestations moto, je viens de m'en faire encore une !

Encore une occasion de me repaître de bécanes anciennes, et de me remplir les oreilles de décibels !

Pour l'instant , en matière de bruit, c'est celui que j'ai dans le casque que j'entends. Paris-Magny Cours d'une traite via la totoroute, vu que la distance n'est pas si énorme. Cela m'évite de faire un arrêt pour la nuit (quand je repense au " Mister Bed " des dernières Coupes Moto Legendes….) et me fait faire des économies. En attendant, je m'emmerde. Oh, pas trop quand même, car y compris sur l'autoroute, il y a moyen de faire des expériences diverses et variées. Comme cet ahuri en Benelli Tornado Tre, me passant comme un boulet de canon et slalomant entre les bagnoles comme un malade. Un coup à droite, un coup à gauche, freinage de bourrin pour éviter d'aller s'encastrer dans le coffre de devant, d'une file à l'autre à la manière d'un skieur en plein super géant et à grand renfort de déhanchements et de mise sur l'angle à la limite du décrochage de pneu.

Honnêtement, encore jamais vu ça… Un candidat pour le grand voyage celui-là…. Ou comme cette circulation de fou pour sortir des environs de Paname, avec de l'électricité dans l'air. Une conduite de fin de semaine, avec les départs en week-end. Chaud. Ou tiens, comme aussi ce petit malin en 406 bleue qui a trouvé le moyen de passer sans payer au péage dans la file juste à ma gauche. Rusé et téméraire, il a calculé son coup pour accélérer juste au bon moment alors que la voiture devant lui passait sous la barrière encore relevée.

Ou comment faire passer deux bagnoles dans un seul intervalle. Evidemment, l'alarme s'est déclenchée, mais trop tard, la préposée n'ayant pas eu le temps de relever le numéro de plaque. Tout ça pour grappiller cinq euro… Ou comme le fait d'avoir quitté l'autoroute à la mauvaise sortie, un grand classique. Ou encore d'avoir trois arrêts successifs (dont un pour faire la vidange, vu qu'avec Prunelle, on n'y coupe pas….) : un sur la bande d'arrêt d'urgence pour remettre en place la tente et tout le bordel qui se faisaient la malle sur la place arrière (à cause d'un mauvais serrage des sandows), et deux autres en zone de repos pour enfiler et réajuster ma combinaison de pluie comme coupe-vent (deux sessions d'enfilage agrémentées d'une casse de fermeture éclair sur la jambe gauche), afin de lutter contre le froid qui commençait à me mettre les reins et le bas du dos en vrac. Et puis aussi comme le fait de transporter deux amortisseurs arrière dans mes sacoches pour aller dépanner un pote sur place !!!

Je m'explique. Sandro, un membre du Moto Club des Potes, menbre de la famille du Taz et parain de Tazounette, a été embauché dans une écurie pour faire rouler une moto dans l'épreuve d'endurance que comporte le Bol d'Or Classique, et suite à un coup de fil de sa part, il m'avait proposé de venir le rejoindre dans la zone des clubs et d'assister à la course en interne, c'est-à-dire dans le box avec toute l'équipe. Seulement voilà, la machine a été refusée au contrôle technique, pour cause d'amortisseurs arrière non conformes. 5 minutes avant mon départ, Sandro m'annonce la nouvelle. Le règlement est devenu tatillon. Recalés... la tuile.

Mission m'est alors confiée de me rendre chez lui dans le 12ème pour récupérer deux amortisseurs sur une autre machine et de les lui rapporter pour qu'ils puissent s'engager tout de même. Sur place, je retrouve Lapinou qui s'était absenté du taf pour venir démonter les fameux combinés. Je dois avouer que je ne m'attendais pas à ce que les choses prennent une telle tournure. Le hasard est surprenant des fois…

C'est donc avec du retard que je me suis pointé au circuit. Accueilli par Sandro et toute l'équipe du " Bol d'Or Club de France ", j'ai toute la place qu'il faut pour dresser la tente à côté des autres, étant donné que nous sommes dans l'espace réservé aux clubs, tout à côté du Village et du circuit, au contraire du grand public, qui lui est logé sur un terrain à perpèt'… Les membres du club ont le sens de l'hospitalité : on m'aide à stabiliser ma machine sur ce terrain meuble, et on m'offre le repas de bienvenue.

Impec' !!! L'ambiance est bonne, mais putain qu'est-ce qu'on commence à se les peler !! Heureusement que j'ai prévu le coup. Une fois le repas terminé, je prends congé de mes hôtes pour faire les repérages dans l'espace club, puis, vers minuit, n'en pouvant plus, dodo !

Après une nuit glaciale, réveil poussif à 9 heures du mat', la tête dans le cul. Froid et humidité toute la nuit. Le temps est maussade. Pffff… commence à être trop vieux moi… La prochaine fois c'est l'hôtel !!! Malgré tout, j'ai la banane car j'entends la musique des moteurs en pleine charge dans la ligne droite des stands, presque à un jet de pierre derrière moi.

Je prends mes affaires et me dirige vers les box des écuries, où je trouve toute l'équipe du BORS TEAM dans laquelle travaille Sandro. Présentations. Les combinés arrière ont été montés, et la moto acceptée en l'état. Chouette !

J'en profite pour faire le tour de la ligne droite des stands où toutes les écuries présentes sont en train de mécaniquer sur leurs brêles pendant que les démonstrations par série vont bon train sur la piste. C'est clair que là aussi, on sent les différences entre les écuries de pointe et les plus modestes. A la fois dans la quantité de matériel, dans la présentation du box, et dans les tenues homogènes des mécanos aux couleurs officielles de l'équipe.

Il y a de belles machines, mais bizarrement, peu de motos de prestige. Bon, il faut dire aussi que l'événement se veut une commémoration de l'endurance des années 70 et 80, ce qui fait que les machines du Continental Circus comme les Benelli, les MV et autres Honda-6 ne sont pas tout à fait dans l'esprit de cet du week-end. Mais bon, quand même, le plateau est moins riche qu'aux Coupes, sans même parler du " Biker's Day Classics " à Spa, où là, c'est carrément l'apothéose.

Coup de bol, j'ai un appareil photo neuf qui semble fonctionner. Je mitraille à tout va. De belles Norton et autres anglaises du " Ton-Up Club ", deux Guzzi de chez " Moto Bel ", concessionnaire réputé d'Ile-de-France, les incontournables " Godier-Genoud ", les machines du " TZ Club de France " et du " Team Martin ", pas de doute, les pointures ont fait le déplacement.

Le circuit est vaste puisque c'est celui qui accueille le Grand Prix de F1. IL semble toutefois avoir besoin d'un petit coup de peinture ici et là. Je décide de m'orienter vers le paddock, ou les participants aux démonstrations ont leur camp pour le week-end.

Entre deux sessions de démonstrations, les machines s'exposent aux regards des badauds. Il y a de tout si on se réfère aux années 70-80. Du café-racer en-veux-tu-en-voilà, et assez propre je dois dire. Un coup de frein dans mon dos, à tous les coups un cycliste qui a été deux doigts de me rentrer dedans. Je me retourne, et me trouve nez à nez avec Jean-Louis Moncet, journaliste à " Auto-Moto " sur TF1, passionné lui aussi d'anciennes et pilote lors de la course d'endurance de ce week-end. " J'ai failli faire un strike ! " dit-il en rigolant avant de reprendre son chemin, Marrant !

Une visite par la boutique officielle et par le stand du " Ton-Up " me permettront d'enrichir ma collection d'écussons, qu'il faudra bien un jour se résoudre une bonne fois pour toutes à coudre… Je suis surpris de voir le peu de monde tout autour de moi. Pas comme à Spa où il avait fallu jouer des coudes pour approcher les machines.

Un détour par le Village Pros, de l'autre côté du circuit, qui nécessite de franchir une passerelle par-dessus la piste. Tiens, surprise, c'est pas la foire. Du moins pas comme aux dernières Coupes. Comme qui dirait que ça a plus de tenue. Bon, y'a bien encore et toujours ces vendeurs itinérants de cuir à 2 balles, de T-shirts made in China et de frites-merguez, mais bon, ceux-là sont minoritaires.

Il y a quand même globalement de la belle pièce, les stands ont l'air sérieux, et surtout, des marques officielles ont fait le déplacement (Ohlins, France Equipement, Igol…).

Un petit détour justement par le stand Ohlins me permettra de me voir remettre par le vendeur -gentil comme tout- une brochure d'information pour commencer l'apprentissage de l'art subtil du réglage de suspat'. Trois stands constructeurs sont présents : Harley, Ducat' et Guzzi. Sur ce dernier, trône la Sport 1200 sur laquelle je lorgne pour remplacer ma ST3 l'année prochaine quand elle sera arrivée en fin de garantie (désolé, mais rouler hors garantie avec une machine moderne donc chère, et qui a tendance à tomber en rade tous les quatre matins, très peu pour moi !).

Quelle beauté ! Finition top, lignes flatteuses, de la bonne grosse moto de caractère, coupleuse et virile. Va falloir que je prenne un RDV pour un essai d'ici peu moi…. Un détour sur un stand de fringues me permettra d'acheter une ceinture abdominale, laquelle me permettra de maintenir mon dos sur les longs trajets et surtout de ne plus risquer de me faire un tour de reins pour cause de courants d'air dans le dos comme j'ai pu les ressentir à l'aller. Soldée 25 Euro au lieu de 36. Cool.

Après une grosse averse et avant de retourner dans le box du Bors Team pour la course, je fais un détour par le Village Club pour faire l'état des lieux. Le Ducati Club GB fait un étalage de machines superbes, des 900 SS à tomber. La Squadra Guzzi est venue en force, de même que les clubs de moto anglaises. Mais là aussi, ça manque un peu de diversité à mon goût.

Où sont les plus anciennes ?

Ou sont les françaises d'avant -guerre ?

Où sont les machines de l'Est ? Où sont les américaines ?

Mouais, en matière de motos, on tourne quand même un peu en rond.



Retour au box. Toute l'équipe est contente : la machine est au 7ème rang sur la grille. Avec les moyens dont ils disposent, c'est une excellente opération. Je retrouve Sandro qui est encore en train de travailler sur la machine. Pour cause de risque de pluie et de règlement limitatif, les roues doivent être changées pour des modèles de largeur différente, ce qui mine de rien impose tout un tas de modifications à faire sur la partie-cycle.

Content d'être là, je peux observer le déroulement d'une course d'Endurance de l'intérieur. Et qu'est-ce qu'il y a comme taf à faire pour seulement deux heures de course ! Et ça visse, et ça dévisse… L'heure fatidique approche. Je m'éclipse pour laisser toute l'équipe faire tranquillement sa réunion de pré-course, histoire de définir et de valider la stratégie pour les événements à venir. Sandro, très sympa, m'explique régulièrement toutes les actions de l'équipe sur la machine, ce qui me permet en fin de compte d'en apprendre par mal sur la mécanique.

Il m'explique la préparation qui a été faite, et la différence qui peut exister avec les plus grosses écuries. Bardées de moyens, présentes dans le monde de la compétition depuis des années, elles fabriquent elles-mêmes leurs pièces spéciales pour finalement présenter en grille des machines affutées comme des bêtes de course et n'ayant plus grand-chose à voir avec la moto d'origine ou même avec la machine de l'époque. Bref, toute cette course à l'armement est a priori peu en rapport avec la philosophie de l'événement. En clair c'est l'éternelle histoire de David contre Goliath.

Idéalement placé sur la ligne des stands, je me positionne pour prendre la photo du départ à la mode Endurance, c'est-à-dire avec les pilotes courant vers leur machine de l'autre côté de la piste. Surprise, je vois passer Charles Krajka, un monument de la vitesse moto française, spécialisé dans le contrôle technique. Quelques instants plus tard, c'est Mr Alain Roger, boss de la communication chez Aprilia France (rencontré au dernier PTS, cf. reportage) qui vient se poster juste à côté de moi pour profiter du départ.

Et là stupeur au moment où les pilotes s'élancent, mon nouvel appareil affiche un message m'indiquant " batteries épuisées ". La vache, impossible de faire LA photo qu'il ne fallait surtout pas louper. Putain j'enrage… PILE quand il fallait pas. J'ai rien vu venir. Les piles se sont vidées à une vitesse folle. Elles se sont sûrement épuisées lentement dans le carton en attendant que l'appareil ne soit acheté. Coup de bol, j'ai prévu le coup. Quelques minutes suffiront pour aller chercher deux remplaçantes dans le sac sous ma tente.

Je prends toutes les photos des stands en activité lors des ravitaillements, le panneautage, les interventions. Quelle chance d'être là au cœur de l'action ! Vachement mieux qu'à la télé je peux vous le dire !


Régulier, le pilote de l'équipe remonte à la troisième place, derrière les intouchables Moto Bel et Godier Genoud. Soudain, la machine rentre au stand à la poussette pour un problème d'alternateur. Tout d'un coup, ça s'agite dans le stand. Chacun est au chevet de la machine. Finalement, ça repart, mais loin derrière.


Un coup de spleen dans le stand. Tout est à refaire : ils sont quinzièmes. La pluie s'invite et fait ralentir le rythme de la course, jusqu'à son terme. Je vois soudain Sandro courir hors du box. Il est parti sur la voie des stands récupérer la machine qui a semble-t-il terminé la course une nouvelle fois à la poussette. Le pilote se tient le bras gauche.

Il est tombé à la remise des gaz, gêné par d'autres concurrents. La machine est abîmée : carter d'allumage fendu et pissant l'huile, guidon tordu, réservoir bien entamé.

Je m'inquiète un peu pour le pilote, le trouvant assez pâle. Celui-ci finira par faire un malaise, nécessitant l'intervention de l'équipe médicale du circuit et surtout celle d'une ambulance. Grosse tension dans l'équipe. Que la machine soit mal en point c'est une chose, mais qu'un pilote soit en difficulté, c'est autrement plus sérieux.

Je reviendrai le voir le lendemain matin, rassuré lorsqu'il m'annonça une épaule démise avec des tendons froissés. Hors-course, il ne pouvait plus prétendre repartir, ce qui a obligé l'équipe à trouver un pilote de remplacement. Ben dis donc moi qui voulais voir une épreuve d'endurance, je dois dire que j'ai été servi !

En fait, je me rends compte qu'en l'espace de quelques heures, j'ai eu droit à un vrai condensé de la discipline, avec à peu près tout ce que l'on peut vivre : la joie des bon résultats, le retournement de situation, les galères techniques, la débrouillardise de chacun, l'anxiété de la chute, les méthodes de travail, la stratégie… Impec' !!!

Retour par le coin des clubs, j'en profite pour me joindre à un petit groupe d'anciens qui peste contre le boucan de moteurs au rupteur que l'on peut entendre ici et là, et qui commence à nous casser les oreilles. Marrant, à la première pétarade de la soirée, tous les poivrots et les p'tits d'jeuns défoncés du coin ont commencé à rappliquer dans la direction du bordel en question…. S'en suit entre nous un discours mémorable sur la perte des valeurs, le changement d'époque, la société de consommation etc...etc… bref, eux et nous sommes manifestement de la même planète, mais nous ne sommes pas pour autant du même monde…

Remarquez, cela m'a permis de rencontrer le président et le vice-président (très sympas) du " 900 Z1 Club de France ", qui regroupe également nombre de machines apparentées dont la Z 1000. Alors que nous discutons, je leur fait part de mon souhait de m'intégrer dans un avenir très proche dans le monde de la moto ancienne, et du fait que je suis en pleine réflexion sur la manière de procéder correctement.

Eux me suggèrent de commencer par une moto des années 70-début 80, fiable, japonaise ou allemande, pas trop chère (genre dans les 5 000 Euro), laquelle me permettra de faire mes premières armes sur une machine de collection avant éventuellement de passer à des mécaniques plus pointues (genre à tout hasard un café racer sur base de Ducat' à couple conique, hem….hem…).

A ce titre, les voilà qui me vantent en long, en large et en travers les mérites de la Z 1000 millésime 77 à 79.

Mouais, pourquoi pas, moi je dis pas non, du moment qu'elle a du caractère…. Et ce n'est pas le bruit que j'ai entendu sur la machine qu'ils ont bien voulu démarrer qui va obligatoirement me convaincre…

Non de Dieu que ça à l'air lisse et feutré !!

J'ai presque l'impression d'un 4-pattes moderne !!

Ha, si, à l'oreille y'a quand même comme un petit k'êk'chose de rugueux… Remarquez, peut-être qu'une 'tite prépa mécanique, pis tant qu'à faire des pots un peu plus libres permettront de donner un supplément d'âme au moteur…

En tout cas j'apprends que le club se retrouve tous les 1ers vendredi du mois dans un bar du 12ème à Paname, tout à côté de chez moi ! Je crois qu'une petite visite s'impose. En tout cas, le coup de la première bécane de collec' accessible, une piste à creuser…

La matinée du dimanche sera consacrée au remballage des affaires (j'en ai profité tant qu'il faisait sec vu que la météo annonçait de la pluie pour la journée). Un salut à toute l'équipe et au club, et le retour s'est fait dès midi par la nationale 7 (sous la flotte) plutôt que par l'autoroute, histoire de ne pas m'emmerder autant qu'à l'aller et de voir un peu le paysage.

Et puis ce coup-ci, j'ai pu tester ma nouvelle ceinture : impeccable ! D'une matière voisine du néoprène utilisé pour les combinaisons de plongée je confirme que ça marche du tonnerre ! Rincé par le manque de sommeil de ces deux derniers jours et par toutes les bornes avalées, je suis arrivé d'une traite jusque chez moi et me suis écroulé sur mon lit ! Dur le camping des fois…

Le bilan ? Assez moyen je dois dire. Super heureux d'avoir eu le privilège d'assister à la course comme spectateur privilégié (merci encore à toute l'équipe du " BORS Team " !) et d'avoir pu bénéficier de l'accueil sympathique du " Bol d'Or Club de France ", je reste sur ma faim en ce qui concerne l'événement lui-même. Sans vouloir faire offense à tous les passionnés (participants et bénévoles) qui ont œuvré pour faire de Bol un spectacle qui tienne la route, je pense malgré tout que j'ai eu à faire à un événement pas assez authentique et diversifié à mon goût, sans véritable écurie, moto ou pilote de prestige à proposer, sous-dimensionné par rapport à l'envergure du circuit, avec peu de spectateurs présents.

Tout ça sent un peu le marketing mécanique de la part d'organisateurs et promoteurs souhaitant surfer sur la vague actuelle du rétro… Bref, moi je dis appellation " Bol d'Or " usurpée !!! Donc, tant qu'à aller vers des manifestations d'anciennes, autant aller au " Speed Festival " de Goodwood en Angleterre, aux Coupes à Dijon, aux " Mille Miglia " en Italie, et bien sûr au " Biker's Day " à Spa, en Belgique.

Mais tout cela n'est que mon humble avis…

Balooo Mcp Paris ..